Ce pilier de la junte au pouvoir à Bamako, artisan du rapprochement avec Moscou, a disparu dans l’assaut du Jnim, samedi 25 avril 2026. C’est le coup le plus sévère porté au régime militaire depuis son arrivée au pouvoir, en 2020.

Après le chef de l’Etat lui-même, il était sans doute la cible la plus haut placée dans le viseur des insurgés maliens : le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué dans l’offensive d’ampleur menée samedi 25 avril, dans six villes différentes, par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, selon l’acronyme de l’organisation en arabe). La mort de ce cadre du régime de Bamako est le coup le plus sévère porté à la junte militaire depuis son arrivée au pouvoir, en 2020.
A l’aube, la résidence personnelle de Sadio Camara à Kati, ville-garnison située à une dizaine de kilomètres au nord de la capitale, a été attaquée par un véhicule piégé. L’explosion a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde. La maison a été entièrement soufflée, selon les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux. « Au vu des dégâts, il y avait au moins 200 kilos d’explosifs », indique un militaire malien. La seconde épouse du ministre de la Défense, et l’un de leurs enfants, ont péri dans l’attentat, ainsi que 17 soldats. Une mosquée située à proximité du domicile a également été détruite.
Fofana Zoumana