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Préservation de l’environnement et sécurisation de l’eau : le président Ferdinand Bléka d’AfriJapan et d’AfriAsia et ses partenaires lancent officiellement le programme Berceau Vert

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Le 6ᵉ Panel interprofessionnel des organisations internationales, des agences de coopération et des chambres consulaires s’est tenu le jeudi 29 octobre 2026 à Abidjan. Au centre des travaux : le lancement officiel du programme « Berceau Vert » (PROBEV). Une initiative de 5 milliards de francs CFA courants jusqu’en 2050, qui ambitionne de restaurer 90 % de la flore médicinale menacée, de sécuriser l’accès à l’eau et d’industrialiser la pharmacopée du continent. Chercheurs, diplomates, ministères techniques et collectivités ont répondu présent.

En effet, les crises écologique, environnementale et climatique que traverse l’Afrique subsaharienne ont des conséquences telles que la raréfaction des ressources en eau et la disparition progressive de notre pharmacopée ancestrale, ce qui constituent une menace pour les générations futures.

Face à cette situation, le président Ferdinand Bléka d’AfriJapan et d’AfriAsia ne voulant pas se limiter au constat, entend passer à la vitesse supérieure par des solutions réelles et impactantes d’où le thème de cette 6è édition : « L’Afrique subsaharienne face à la déforestation, à la sécurité hydrique, à la pollution des eaux et à l’extinction de la flore médicinale : quelles conséquences pour les populations et quelles solutions immédiates et durables ? ».

En claire, le programme du Berceau Vert vise trois finalités : conserver les réserves d’eaux souterraines, garantir l’avenir des générations futures et favoriser l’autonomie médicinale du continent. Selon le promoteur Ferdinand Bléka, cela se fera à travers sept axes structurants à savoir : 1. La Reforestation — restaurer les forêts dégradées et enrayer la déforestation. Lors du panel, le promoteur a fait état d’une concession demandée pour « reverdir près de 14 000 hectares » dans la région des Montagnes, 2. La Protection de l’eau — combattre l’orpaillage illégal, traiter les eaux usées et préserver les ressources hydriques. 3. L’Agriculture durable — adapter l’élevage et les cultures aux changements climatiques. 4. La Santé environnementale — préserver la biodiversité et les plantes médicinales en vue de l’industrialisation de la pharmacopée. 5. L’Innovation technologique — mobiliser l’intelligence artificielle et les technologies scientifiques au service des écosystèmes. 6. La Coopération internationale — associer gouvernements, universités, institutions internationales et investisseurs. 7. Le Financement écologique — développer le crédit carbone et mobiliser des financements pour la restauration forestière.

 « Face à l’ampleur de ces défis, mon regard ne se tourne pas vers le désespoir, mais vers l’action, l’audace et l’excellence multilatérale » a martelé à plusieurs reprises le promoteur, lors de son intervention, puis d’ajouter que les ressources végétales constituent « notre première ligne de défense sanitaire, une pharmacie naturelle unique au monde ». Détruire les forêts tropicales revient donc, selon lui, à détruire les médicaments de demain.

La science comme colonne vertébrale

La science et l’innovation technologique constituent le point le plus distinctif de l’initiative. Trois partenaires internationaux sont clairement engagés. L’université Tamagawa de Tokyo , qui mobilise ses technologies de pointe pour étudier et valoriser les essences thérapeutiques rares du continent. L’université technique de Tbilissi, en Géorgie, qui contribue à la modélisation des espaces forestiers par intelligence artificielle. Et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui met la science nucléaire civile au service du diagnostic des sols. Le recours à des technologies écologiques pour traiter les eaux usées, purifier les sources locales et sécuriser l’irrigation agricole, face au tarissement des cours d’eau et à la contamination des nappes phréatiques.

Ferdinand Bléka a par ailleurs rappelé que le continent ne manque pas de matière grise : « L’Afrique possède de grandes têtes pensantes. Notre continent regorge de génies créateurs et de visionnaires », a-t-il affirmé, plaidant pour que le savoir et la recherche soient placés au cœur des stratégies de transformation.

OMS : la flore médicinale, un enjeu de souveraineté sanitaire

Intervenant au nom du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé en Côte d’Ivoire, le Dr Daogo Sosthène Zombré , conseiller politiques et systèmes de santé, a déclaré que le continent, « berceau de l’humanité », dispose selon lui d’un potentiel phytothérapeutique encore sous-exploité, sa biodiversité médicinale restant insuffisamment étudiée et valorisée.

Il a plaidé pour un investissement massif dans la recherche : renforcement des instituts scientifiques, consolidation des dispositifs réglementaires et développement des capacités de production de phytomédicaments. La complémentarité entre tradition et science moderne doit être organisée, les savoirs ancestraux devant « dialoguer » avec la recherche pour garantir des produits sûrs, efficaces et de qualité — ce qui suppose une collaboration entre chercheurs, universitaires, autorités réglementaires, industriels et praticiens traditionnels.

Orpaillage illégal, verdissement des villes et marché du carbone

Le professeur Kouadio Georges, conseiller technique du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a rappelé la priorité fixée par le ministre Abou Bamba : faire du verdissement des villes une priorité nationale, en s’inspirant de l’expérience de Nairobi pour transformer les villes ivoiriennes.

Le dossier de l’orpaillage illégal a occupé une grande partie de son propos. « L’environnement est un domaine transversal qui ne peut être pris en charge par le seul ministère de l’Environnement. C’est pourquoi, face aux conséquences de l’orpaillage illégal sur les ressources hydriques, les différents acteurs du gouvernement, sous la coordination du Premier ministre, se sont mobilisés afin de mettre définitivement un terme à cette pratique en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

Et de détailler les répercussions sociales : « Les conséquences sur les populations sont considérables. L’agriculture est menacée, l’accès à l’eau devient difficile et les communautés se retrouvent dans des situations de grande précarité. Il est donc urgent de passer des constats aux solutions. » a-t-il lancé en guise de conclusion.

Santé publique : « Protéger notre environnement, c’est protéger notre santé »

Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, représenté par le professeur N’Dindin Claude, Directeur de l’Hygiène et l’Environnement a indiqué que la protection des populations commence dans leur cadre de vie : une eau de qualité, un environnement salubre, des ressources naturelles préservées.

« La flore médicinale constitue un patrimoine naturel, scientifique et culturel précieux. Sa valorisation doit associer les communautés, les praticiens de la médecine traditionnelle et les chercheurs. Elle doit reposer sur une évaluation rigoureuse de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité des usages, ainsi que sur le respect des savoirs traditionnels et des droits de leurs détenteurs », a-t-il affirmé.

il ne s’agit pas de substituer la tradition à la science, mais de faire passer la pharmacopée africaine par le filtre de la preuve.

 L’apport du Maire de Saint-Martin-de-la-Lieue (France)

Invité spéciale, Patrice Kaleta, Maire de Saint-Martin-de-la-Lieue, en Normandie a apporté au panel une expérience de terrain. Sa commune accueille le siège d’une coopérative agricole spécialisée dans l’insémination artificielle et les croisements génétiques bovins, parmi les plus importantes du pays.

Le Maire Patrice Kaleta a rassuré l’auditoire qu’il existe aujourd’hui des solutions, non seulement pour l’élevage, mais également pour les cultures vivrières et d’autres activités agricoles ».

Nous devons donc agir de manière unifiée et immédiate.

BEMBELE Michel

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