Introduction
En 2011, le journal scientifique international de référence en matière de prévention de cancer « Prevention Cancer Research » a publié un article intitulé : « Consommation d’œufs, de viande rouge et de volaille et risque de cancer de la prostate létal à l’ère du dosage du PSA : incidence et survie ».
Quel est l’intérêt de cet article, publié parmi tant d’autres, sur ce sujet. ? Et pourquoi l’auteur a choisi celui-ci parmi tant d’autres pour le mettre en épingle ? En ce qui suit, je vais développer ce point important.

Résultats
La viande rouge et la viande transformée peuvent augmenter le risque de cancer avancé de la prostate. Les données sur l’alimentation après le diagnostic et le cancer de la prostate sont rares, mais la consommation postdiagnostique de volaille avec peau et d’œufs pourrait augmenter le risque de progression de la maladie. Par conséquent, l’article en question a examiné de manière prospective la consommation de viande rouge totale, non transformée et transformée, de volaille et d’œufs en relation avec le risque de cancer de la prostate létal parmi 27 607 hommes suivis de 1994 à 2008.
Dans l’analyse il y avait des associations positives suggestives, mais non statistiquement significatives, entre la consommation de volaille après le diagnostic et la consommation de viande rouge transformée après le diagnostic et le risque de progression du cancer de la prostate localisé vers une maladie létale. Les hommes qui consommaient 2,5 œufs ou plus par semaine avaient un risque accru de 81 % de développer un cancer de la prostate létal par rapport aux hommes qui consommaient moins de 0,5 œuf par semaine.

Conclusion
La consommation d’œufs peut augmenter le risque de développer une forme létale de cancer de la prostate chez les hommes en bonne santé.
C’est cela le point important et clé de cet article. En effet, le commun de mortels, des profanes que nous sommes, nous pensons que parmi les trois aliments mentionnés (viande rouge transformée ou non, volaille et les œufs), le moins dangereux et le plus sain est justement les œufs, et cet article prouve justement le contraire, c’est bien l’œuf qu’est l’aliment le plus dangereux dans la survenue des cancers avancés et graves de la prostate.
Référence de l’article : Cancer Prev Res; 4(12); 2110–21.
Auteur de cet article : Docteur Jobin, Biologiste et spécialiste de traitement de la douleur, Centre anti-douleur, Polyclinique Sainte Anne-Marie (Pisam), Médecin de l’académie de l’Asec, Abidjan.
Email de l’auteur : jobin.eslahpazir@gmail.com
Mise en garde : cet article a pour rôle uniquement la vulgarisation scientifique des maladies et l’auteur invite les lecteurs à éviter toute automédication.
























