La première MasterClass de LUXAF s’est achevée le vendredi 31 juillet 2026 à Abidjan par une cérémonie de clôture marquée par la signature d’une convention de partenariat entre LUXAF et la Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire. Placée sous le thème « Coup de Maître ! », cette rencontre a consacré deux semaines de formation intensive et confirmé la volonté de LUXAF de faire de la transmission des savoir-faire un moteur du développement du luxe africain.

Du 16 au 30 juillet, 141 participants issus des secteurs de l’artisanat, de la mode, du design et des industries créatives ont bénéficié de l’expertise de professionnels reconnus. Parmi eux figuraient Jean Awa pour la maroquinerie, Olivia Perez, styliste-modéliste, Roger Bongo, styliste et couturier, Richkoff pour la parfumerie, ainsi que Suzanne Abrogoua, spécialiste de la valorisation du tissage kita dans les créations contemporaines.
Pour Aïcha Bakayoko, Directrice générale de LUXAF, cette première édition est un succès. « Le bilan est positif à 100 %. Objectif atteint, mission accomplie », a-t-elle déclaré, saluant la qualité des formateurs et l’engagement des apprenants.
Elle a rappelé que le luxe africain puise sa force dans son histoire, son authenticité et son savoir-faire. « Le luxe africain existe. Il est même antérieur au luxe occidental. L’Afrique, berceau de l’humanité, possédait déjà des élites qui portaient des créations d’exception », a-t-elle affirmé.
Selon elle, le luxe africain repose sur trois fondements : l’excellence, l’exception et l’histoire portée par chaque création. Elle a également invité les jeunes créateurs à conjuguer respect des normes internationales et valorisation de leur identité culturelle afin de mieux positionner leurs productions sur les marchés internationaux.
Dans cette dynamique, LUXAF ambitionne de créer une Académie dédiée aux métiers du luxe et de multiplier les partenariats avec les institutions spécialisées. La convention signée avec la Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire s’inscrit dans cette vision et vise à renforcer durablement la formation, l’accompagnement et la professionnalisation des artisans et créateurs.

Intervenant au cours de la cérémonie, Suzanne Abrogoua a partagé sa passion pour le kita, qu’elle considère comme un symbole de noblesse et d’identité culturelle. Elle a retracé l’histoire de ce textile emblématique, évoquant son héritage ancestral et la richesse des messages véhiculés par ses motifs et ses couleurs. Pour elle, la préservation et la transmission de ce patrimoine constituent un enjeu majeur pour les nouvelles générations.
Les bénéficiaires de la MasterClass ont également exprimé leur satisfaction. Styliste, modéliste et formateur à Grand-Bassam, Kambou Simplice estime que cette formation a renforcé sa vision de son métier. « On faisait souvent croire que ceux qui choisissaient la mode avaient échoué à l’école. Cette MasterClass m’a conforté dans mon choix et m’a donné encore plus de passion pour cette profession », a-t-il confié, invitant les jeunes créateurs à saisir les opportunités offertes par les prochaines éditions.

À travers cette première MasterClass, LUXAF affirme son ambition de structurer un véritable écosystème du luxe africain, fondé sur la formation, l’innovation et la valorisation des savoir-faire du continent.
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