Une réunion consultative de haut niveau entre le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe de coordination arabe, l’un des plus grands groupes de donateurs au monde, s’est tenue le mardi 13 janvier 2026 à Abidjan, pour renforcer la coopération Arabo-Africaine.

Cette rencontre a enregistré la présence d’un parterre de personnalités dont les administrateurs de la BAD, des chefs des institutions du groupe de coordination arabe, des acteurs du secteur privé et des décideurs publics.
A cette occasion, Dr Sidi Ould Tah, le président du Groupe de la BAD a exprimé ses profondes gratitudes aux autorités ivoiriennes, tout en précisant que la Côte d’Ivoire n’est pas seulement le pays d’accueil de la BAD, elle incarne aussi le dynamisme économique de l’Afrique.
« Depuis plus de cinq décennies, le groupe de coordination arabe se tient aux côtés des pays, tant dans les périodes d’opportunités que dans les moments de crise, en finançant les infrastructures, en renforçant la sécurité alimentaire, en élargissant l’accès aux services de base et en investissant dans les capitaux humains. Cette solidarité du Groupe de coordination arabe, se traduit par plus de 13 000 projets de développement à travers le monde, dont plus de la moitié en Afrique, couvrant les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation », a expliqué Dr Ould Tah.
Selon lui, en Côte d’Ivoire, a révélé le président du Groude la BAD, les financements du groupe de coordination arabe, ont soutenu des investissements essentiels dans les infrastructures, l’énergie, les secteurs sociaux qui soutiennent la trajectoire de croissance du pays et son rôle régional.
» Ce qu’il faut, c’est un partenariat plus structuré, plus stratégique et plus catalytique, capable de mobiliser des capitaux publics et privés à grande échelle, capable de partager les risques de manière intelligente et d’aligner les financements à long terme sous des priorités de développement », a-t-il estimé.
Tout en s’inscrivant dans la même veine, Mme Nialé Kaba, la ministre ivoirienne du Plan et du Développement, a indiqué que cette réunion traduit la volonté commune de bâtir des partenariats structurants au service de la transformation économique et sociale de notre continent.
« Cette rencontre traduit une reconnaissance claire du rôle croissant de l’Afrique dans la nouvelle architecture économique financière, de par sa capacité à concevoir et à mettre en œuvre des solutions ambitieuses, coordonnées et durables pour accélérer le développement. Que les conclusions de cette consultation d’Abidjan ouvrent une nouvelle ère d’excellence et d’innovation dans la coopération entre l’Afrique et les institutions financières arabes », a-t-elle soutenu.
Quant à Abdullah Almusaibeeh, le président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), il a affirmé que cette consultation de haut niveau » est une opportunité en or de renforcer la coopération entre la et le monde arabe « .
Pour la circonstance, plusieurs chefs d’institutions du Groupe de coordination arabe, ont réaffirmé l’engagement de leurs entités respectives, à œuvrer au raffermissement des liens avec l’Afrique.
Créé en 1975, le Groupe de coordination arabe est une alliance stratégique qui regroupe dix institutions financières arabes.
Cette organisation apporte son appui au financement des projets de développement dans les pays en développement.
En marge de cette réunion consultative de haut niveau, le Groupe de coordination arabe va célébrer son jubilé à Abidjan.
Fofana Zoumana





















