Le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU) à travers la Direction de Coordination du Programme National de Nutrition a organisé du 1er au 4 aout, la deuxième distribution communautaire de Micro-Nutriments en Poudre (MNP) pour améliorer la santé des enfants de 6 à 23 mois, dans deux districts sanitaires de la Côte d’Ivoire à savoir le district sanitaire du Bounkani et celui de Ouangolodougou.

A Ouangolodougou, c’est sept localités du district sanitaire qui ont été visitées. En prélude à cette campagne de distribution à proprement parlé, une séance d’échange et de sensibilisation à l’endroit des femmes et mères s’est déroulée le jeudi 31 juillet au quartier Diedougou de ouangolo. Elle a vu la participation de plusieurs groupements féminins et associations de femmes. Le staff du Programme National de Nutrition (PNN) dont monsieur Ulrich Ohouo chargé de communication a entretenu les participantes sur trois points essentiels : les avantages des MNPs pour les enfants, le mode d’utilisation et les informations sur la campagne notamment la cible, les localités concernés, la stratégie de distribution et la gestion des effets indésirables.

Les micro nutriments en poudre (MNPs) sont un ensemble de vitamine, de sels minéraux, de fer et de zinc, ils aident à prévenir l’anémie et à booster la croissance de l’enfant. L’anémie chez les enfants constitue un enjeu critique pour le développement humain en Côte d’Ivoire, en raison de ses répercussions sur la santé, la croissance, les capacités cognitives et la productivité future des enfants.

Il faut noter qu’en Côte d’Ivoire, la malnutrition en micronutriments, en particulier l’anémie, demeure un problème majeur de santé publique chez les enfants de moins de cinq ans. Selon les données de l’Enquête Démographique et de Santé 2021 (EDS 2021-CI), plus de deux enfants de 6 à 59 mois sur trois (68 %) souffrent d’anémie, avec une prévalence particulièrement élevée chez les enfants âgés de 12 à 23 mois (76 %). Le phénomène est plus marqué en milieu rural (75 %) qu’en milieu urbain (61 %), traduisant des disparités d’accès à une alimentation équilibrée et à des services de santé adaptés. Parmi les carences nutritionnelles, celles en fer et en vitamine A sont identifiées comme les plus lourdes en termes de morbidité infantile. Les nourrissons et jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à ces carences, en raison de leurs besoins nutritionnels élevés pour soutenir leur croissance rapide et leur développement psychomoteur. Cette situation est exacerbée par des apports alimentaires insuffisants et des pratiques inadéquates en matière d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE).
BEMBELE Michel























