« La seule voie pour parvenir au changement sans verser une seule goutte de sang est celle des urnes. ».C’est par ces mots que Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), s’est adressé aux Ivoiriens, ce lundi 15 septembre 2025, à Abidjan.

À la suite de la publication, le 8 septembre dernier, de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, l’ancien ministre de la Jeunesse a livré une déclaration marquée par un appel au rassemblement et à la mobilisation pacifique.

Dans son message, Blé Goudé a exprimé sa solidarité envers les personnalités dont les candidatures ont été rejetées, notamment Laurent Gbagbo (PPA-CI), Pascal Affi N’Guessan (FPI) et Tidjane Thiam (PDCI-RDA). Il a également salué l’engagement d’Assalé Tiémoko et de Vincent Toh Bi, qu’il considère comme porteurs d’un souffle nouveau dans la vie politique nationale.

Revenant sur sa propre situation, le président du COJEP a rappelé que son dossier n’avait pas franchi l’étape de la Commission électorale indépendante (CEI), en raison de sa condamnation par contumace à 20 ans de prison, et ce malgré son acquittement par la Cour pénale internationale. Une décision qu’il a qualifiée de « profondément injuste ».
Malgré cette exclusion, Blé Goudé a réaffirmé son attachement au processus électoral. Il a exhorté les Ivoiriens à se mobiliser massivement lors du scrutin du 25 octobre prochain : « On peut rejeter des candidatures, mais on ne peut pas arrêter l’élan d’un peuple décidé à faire entendre sa voix dans les urnes. » À l’adresse de la CEI, il a demandé l’organisation d’un scrutin « transparent, crédible et sécurisé » afin d’éviter toute crise post-électorale.

Par ailleurs, il a annoncé la tenue, le 4 octobre 2025, d’une convention nationale du COJEP à Yamoussoukro, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Cette rencontre permettra de désigner le candidat que son parti soutiendra à la présidentielle, après une série de consultations avec les différentes forces de l’opposition.

Pour conclure, l’ex-leader des Jeunes patriotes a lancé un message d’apaisement et d’unité : « L’heure n’est plus aux accusations ni aux polémiques. L’heure est au rassemblement pour le changement par les urnes. Le changement est possible, et c’est maintenant. »

Koss

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